Avant de quitter le lac Saint-Jean, nous avons fait une halte inoubliable au village historique de Val-Jalbert, situé au cœur du domaine du Roi. Ce village, figé dans le temps, est l’un des sites patrimoniaux les plus marquants de la région.Construit en 1901 autour d’une usine de pâte à papier exploitant la chute Ouiatchouan, Val-Jalbert a connu une prospérité fulgurante : plus de 950 habitants y vivaient dans les années 1920. Mais lorsque l’usine ferma brutalement en 1927, le village fut déserté presque du jour au lendemain. C’est ainsi qu’il est resté, abandonné pendant des décennies, avant d’être transformé en musée à ciel ouvert.Aujourd’hui, déambuler dans ses rues revient à remonter un siècle en arrière.

👩‍🏫 Une immersion dans la vie d’antan

Nous avons commencé la visite par l’ancien couvent et l’école du village. Une atmosphère particulière nous a immédiatement enveloppés : bancs en bois, pupitres à l’ancienne, manuels jaunis par le temps… Benjamin s’est amusé à enfiler l’uniforme d’écolier de 1921 et à poser pour une photo dans la classe, ce qui lui a permis de se projeter dans la vie des enfants de l’époque.Puis nous avons poussé les portes de l’ancien monastère. Là, Benjamin a eu droit à un moment amusant et inattendu : une photo en compagnie d’une sœur costumée, rappelant la présence religieuse forte qui marquait la vie quotidienne du village.

⚡ L’usine électrique et la puissance de la chute

La visite nous a ensuite conduits vers l’ancienne usine hydroélectrique, moteur de la prospérité de Val-Jalbert. Alimentée par la chute Ouiatchouan (72 mètres de haut, soit plus haute que les chutes du Niagara !), elle produisait l’énergie nécessaire à l’usine de pâte à papier.Nous avons pris le petit téléphérique qui grimpe jusqu’au sommet de la chute, offrant une vue spectaculaire sur la rivière et le village en contrebas. Plus haut encore, nous avons découvert une seconde cascade, plus sauvage, qui témoignait de la richesse naturelle du site.

🌲 Entre ruines et reconstitutions

Le charme de Val-Jalbert réside dans le mélange de maisons en ruine envahies par la végétation et de bâtiments restaurés avec soin. Certaines habitations sont restées telles quelles, comme figées au moment de l’abandon, avec leurs murs de bois qui se désagrègent lentement. D’autres, rénovées, permettent de comprendre comment vivaient les familles d’ouvriers : chambres modestes, cuisine rudimentaire, mobilier simple.Cette immersion donne vraiment l’impression de marcher dans les pas de ces habitants qui, du jour au lendemain, ont dû quitter leur vie toute tracée pour chercher du travail ailleurs.

📖 Anecdotes historiques

Une prospérité fragile : Val-Jalbert était considéré comme un modèle de modernité pour l’époque, avec l’électricité dans toutes les maisons (un luxe en 1920 !), une école et même un couvent. Pourtant, il a suffi de la faillite de l’usine pour que tout s’écroule.Le silence après le départ : après 1927, le village a été surnommé « le village fantôme du lac Saint-Jean ». Pendant des décennies, il est resté en l’état, attirant les curieux et les passionnés d’histoire locale.Un patrimoine sauvé in extremis : dans les années 1970, plusieurs bâtiments menaçaient de disparaître. Heureusement, la population locale s’est mobilisée et Val-Jalbert est devenu un site historique classé, aujourd’hui incontournable dans la région.

✨ Notre expérience

Cette immersion de deux heures fut pour nous un véritable voyage dans le temps. Entre la découverte des bâtiments, les mises en scène historiques, les cascades impressionnantes et les anecdotes sur la vie des habitants, nous avons eu l’impression de nous glisser dans la peau d’une famille des années 1920.Benjamin, avec ses photos en costume d’écolier et auprès d’une « sœur », a particulièrement aimé cette plongée dans le passé.Ce fut une visite riche en émotions et en découvertes, qui a parfaitement conclu notre séjour au lac Saint-Jean avant de reprendre la route vers La Tuque et notre nuit insolite dans un dôme géodésique.

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