AprĂšs deux jours d’effervescence, de poussiĂšre, de rires, de frissons, de galops furieux et de cris de foule, nous quittons Calgary, des Ă©toiles plein les yeux, et des souvenirs gravĂ©s au cƓur. Le Calgary Stampede, c’est bien plus qu’un simple Ă©vĂ©nement : c’est une immersion totale dans l’ñme du Far West canadien, un hommage vivant aux traditions Ă©questres, Ă  la culture cow-boy et Ă  l’histoire autochtone. Nous y Ă©tions. Et nous y reviendrons.

🎬 Une improvisation devenue moment de grñce

Initialement, nous n’avions prĂ©vu qu’un jour sur place, avec des billets rĂ©servĂ©s six mois Ă  l’avance, bien placĂ©s, au cƓur de l’arĂšne. Mais arrivĂ©s Ă  Calgary plus tĂŽt que prĂ©vu, nous avons dĂ©cidĂ© d’assister Ă©galement Ă  la journĂ©e prĂ©cĂ©dente, depuis les gradins latĂ©raux. Bien nous en a pris : cette double immersion nous a permis de vivre le Stampede sous deux angles diffĂ©rents — plus en retrait d’abord, puis littĂ©ralement au pied des chevaux et des taureaux, en pleine poussiĂšre et sueur, les sabots frappant la terre Ă  quelques mĂštres de nous.

🐂 RodĂ©o, feux d’artifice, manĂšges et 30 km de marche sur les deux jours

Durant ces deux jours intenses, nous avons tout vu — les courses effrĂ©nĂ©es de broncos, les cavaliers tenant quelques secondes sur des taureaux en furie, les lassos virevoltants, les figures acrobatiques des cowboys et cowgirls
 Chaque Ă©preuve Ă©tait saluĂ©e par une foule Ă©lectrisĂ©e. Et que dire des feux d’artifice, flamboyants et tonitruants, clĂŽturant les journĂ©es comme un western sous stĂ©roĂŻdes !

Autour de l’arĂšne, le parc du Stampede regorgeait de manĂšges, d’attractions, de stands culinaires, de boutiques artisanales, de fanfares et d’animations. Nous avons arpentĂ© ces allĂ©es bondĂ©es avec Benjamin, MĂ©lanie. Au total : prĂšs de 30 kilomĂštres parcourus Ă  pied en deux jours.

🧒 Benjamin entre cowboys et marines

Pour Benjamin, ce fut une fĂȘte totale. Il s’est pris en photo avec des membres de la police montĂ©e canadienne (officiellement la GRC – Gendarmerie royale du Canada), mais aussi avec des militaires canadiens et marines, prĂ©sents sur place avec vĂ©hicules et dĂ©monstrations interactives. Il a mĂȘme visitĂ© un char d’assaut, sourire aux lĂšvres. Plus tard, il a dansĂ© Ă  cĂŽtĂ© des tipis dans le village des PremiĂšres Nations, installĂ© dans l’enceinte du Stampede.

đŸ•ïž Le village autochtone : culture et respect

L’un des moments forts fut la visite du village des PremiĂšres Nations, un espace sacrĂ© au sein du Stampede, oĂč plusieurs nations autochtones de la rĂ©gion (notamment les Siksika, Piikani, Kainai, Tsuut’ina et Stoney Nakoda) installent chaque annĂ©e leurs tipis et partagent leur culture : chants traditionnels, artisanat, danses, costumes, rĂ©cits oraux. Un temps suspendu, entre fiertĂ© et Ă©motion, dans le respect des racines de ce territoire.

đŸŒŠïž Entre chaleur accablante et menace d’orage

Le premier jour, le soleil frappait fort : 25°C Ă  l’ombre, des chapeaux de cow-boy partout pour se protĂ©ger de la chaleur, des glaces fondantes et des sourires radieux. Le deuxiĂšme jour, nous avons profitĂ© d’une mĂ©tĂ©o plus douce
 jusqu’à 18h, oĂč l’orage s’est approchĂ©. Nous avons alors quittĂ© les lieux, Ă©puisĂ©s mais comblĂ©s.

🐮 Le Stampede, une lĂ©gende vivante

Le Calgary Stampede remonte Ă  1912, lorsque Guy Weadick, un artiste de spectacles western, convainc les autoritĂ©s de Calgary de crĂ©er un Ă©vĂ©nement rendant hommage aux traditions de l’Ouest. C’était au dĂ©part un rodĂ©o de six jours, sponsorisĂ© par quatre riches Ă©leveurs. Le succĂšs est immĂ©diat. Depuis, le Stampede est devenu le plus grand rodĂ©o en plein air du monde, attirant plus d’un million de visiteurs chaque annĂ©e.

Le programme du dernier jour (hier) fut Ă  la hauteur de cette histoire : finales des Ă©preuves, derniĂšre course de chariots, grande parade, cĂ©rĂ©monies de clĂŽture et feux d’artifice spectaculaires. Tout Ă©tait complet, impossible d’entrer sans billet. L’effervescence Ă©tait Ă  son comble dans toute la ville.

💭 Une seule envie : y retourner

En quittant Calgary ce matin, un pincement au cƓur nous Ă©treint. Cette fĂȘte, cette ferveur, ces odeurs de foin, ces cris, cette libertĂ© sauvage
 c’est une parenthĂšse dans le temps, un retour aux racines, Ă  la poussiĂšre et Ă  la gloire d’un monde encore chevauchĂ©.

Merci Calgary. Merci Stampede. Ce n’est qu’un au revoir.

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