Hier, c’était le 1er juillet, jour de fête nationale au Canada.
Partout dans le pays, drapeaux à la feuille d’érable, concerts, visages peints et feux d’artifice ponctuaient les villes et les villages. Mais au Québec… le 1er juillet, c’est aussi autre chose. C’est le jour où tout le monde déménage.
📦 Le 1er juillet, grande fête… et grande valse des cartons
Depuis 1974, le 1er juillet est devenu officiellement la “Journée du déménagement” au Québec.
Pourquoi cette tradition étonnante ? Elle remonte en réalité au XIXe siècle, où une loi interdisait aux propriétaires de modifier ou rompre un bail pendant l’hiver, afin de protéger les familles de conditions trop rudes. On fixait donc les déménagements au 1er mai.
Mais dans les années 1970, pour éviter de perturber l’année scolaire, la date a été déplacée au 1er juillet. Résultat : aujourd’hui, près d’un million de Québécois déménagent le même jour.
Les rues se remplissent de camions, de matelas accrochés sur des voitures, de frigos traînés sur des diables grinçants… une joyeuse cacophonie typiquement québécoise, au milieu des célébrations patriotiques.
Nous, pour notre part, on a déménagé d’un bout à l’autre du pays — version aérienne.
✈️ Un départ matinal et un grand saut vers l’Ouest
Nous avons quitté Québec vers 9h, cap sur l’aéroport Montréal-Trudeau.
En chemin, un passage sur le pont Jacques-Cartier, qui enjambait un fleuve paisible, comme pour nous saluer une dernière fois.
À l’aéroport, tout s’est enchaîné sans heurts. Le vol vers Vancouver a duré 5h02, traversant un pays aux dimensions vertigineuses.
À l’arrivée, 3 heures de moins sur l’horloge, et 9 heures de décalage avec Paris.
🌇 Arrivée à Vancouver : lumière dorée sur un nouveau chapitre
Il était 20h à Vancouver lorsque nous avons atterri.
Le soleil amorçait doucement sa descente, baignant la ville d’une lumière dorée, presque irréelle.
Pas de foule, pas de tumulte, juste une arrivée douce, sereine, dans un autre Canada.
Nous avons rejoint notre nouveau logement, fatigués mais heureux.
Pas de grande sortie ce soir-là, juste le plaisir simple de s’installer, de s’approprier l’espace, et de sentir que le voyage continuait, mais sous un nouveau ciel.
🧭 Un Canada, deux visages
Le 1er juillet, pour nous, fut bien plus qu’une fête nationale.
C’était un passage entre deux cultures, deux fuseaux horaires, deux ambiances :
— à l’Est, les traditions francophones, les souvenirs familiaux, l’intimité du passé ;
— à l’Ouest, la modernité de Vancouver, l’appel de la nature sauvage, l’inconnu à explorer.
Ce Canada Day, nous l’avons vécu en mouvement.
Et ce mouvement-là, c’est aussi un peu notre manière de célébrer : en avançant.
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